Google mobile-friendly : que cache Google derrière son algorithme mobile ?

Google apporte des améliorations continues à son moteur de recherche.

Le mois d’avril 2015 met en avant l’adaptation des sites internet aux appareils mobiles, au point de monopoliser l’actualité du search marketing.
Pourquoi Google met la pression aux gérants de sites internet, avec la menace de déclassement des sites non mobiles ?

Commençons par replacer le contexte de cette mise à jour Google mobile-friendly pour en comprendre les enjeux.

Google recommande d’adapter son site au mobile depuis 2011

22 février 2011, Google indique aux développeurs web les bonnes pratiques 2011 pour réaliser un site mobile et ajoute les recommandations dans son guide de démarrage SEO.
15 décembre 2011, Google officialise la sortie de son Googlebot-mobile.

Août 2012, l’étude de Google intitulée le nouveau monde multi-écran est une véritable ôde au mobile, dont l’une des points forts est l’impératif d’adapter les sites internet aux smartphones, tablettes et autres supports mobiles.

Il y a donc 4 ans que Google recommande aux gérants de sites internet de les penser pour les utilisateurs mobiles ; utilisateurs représentant un trafic en croissance continue.

Une évolution frénétique du trafic mobile

En 2014, ce sont plus d’un milliard de smartphones qui se connectent à internet et y effectuent des requêtes sur son moteur de recherche.
Mais outre la croissance du volume d’appareils mobiles intelligents, c’est aussi le nombre de requêtes soumises à Google qui a fortement augmenté ses dernières années (2 095 100 000 000 dans le monde en 2014).
Un demande en augmentation donc, mais aussi une hausse de l’offre avec 180 millions de sites internet actifs selon Netcraft).

Google cherche à résoudre ses problématiques techniques et de coûts

Pour traiter l’augmentation du volume de requêtes et répondre à cette hausse de charge, Google était jusque-là contraint d’augmenter le nombre de ses serveurs.

En juin 2009, le projet page speed est déjà bien avancé. Il permet à Google de comprendre les bénéfices que ses robots et son moteur de recherche pourraient tirer de l’optimisation du temps de chargement des sites internet.
Google annonce en 2011 que le score pagespeed est pris en compte pour ses propres sites.

Par exemple, votre site dispose d’un crédit d’exploration de 3 minutes. Si vos pages s’affichent en moyenne en 4 secondes, le Googlebot ne pourra découvrir ou explorer que 45 pages par exploration, soit (3 minutes * 60 secondes) / 4 secondes.
Si le site est optimisé et que le chargement moyen des pages est de 2 secondes, le robot doublera le nombre de pages crawlées, soit 90 pages par exploration.

Google y voit donc un moyen simple et quasi gratuit d’augmenter la capacité de crawl de ses robots ; ce qui a un impact sur le nombre de serveurs nécessaires et les coûts liés à chacun d’eux (prix, exploitation, maintenance, consommation, etc.).

Croissance du marché des applications et nécessité du cross-canal

Éditeur du système d’exploitation pour mobile Android et commercialisant la gamme de smartphone Nexus, Google est un véritable acteur de la croissance du trafic mobile.
Pourtant, il doit reconsidérer l’approche qu’il a engagé avec son App Store, Google Play.
Si le trafic mobile venait à se cloisonner dans les applications, ce serait alors tout un pan de son économie qui s’effondrerait.

Le 21 mai 2010, Google obtient le feu vert de la Federal Trade Commission pour racheter la régie publicitaire mobile AdMob.

Le 31 octobre 2013, Google annonce l’App Indexing.
L’App Indexing permet d’indexer des contenus présents dans les applications Android et de les présenter dans les pages de résultats du moteur de recherche Google.

Tout est donc cadré et le trafic sûr d’être monétisé et/ou redirigé vers des emplacements Google-friendly.

Des impacts dans le SEO, mais aussi dans les liens sponsorisés

En parallèle de l’algorithme, Google procède à quelques modifications de ses pages de rés novembre ultats sur mobile.
Le label site mobile est annoncé le 18 novembre 2014.
Le 16 avril 2015, c’est au tour du fil d’Ariane d’être modifié dans les pages de résultats Google mobile.

Le 9 février 2015, Google annonce modifier son tracking AdWords.
Le document explique qu’il s’agit de répondre, ici aussi, à la problématique de crawl des sites internet.

Google une machine qui pense lock-in !

Derrière l’expérience utilisateur, les bonnes pratiques, la meilleure compréhension de utilisateur, l’optimisation de crawl bénéfiques aux sites et à Google, c’est surtout des économies d’échelle que cherchent à réaliser Google.
On ne peut que les féliciter pour cette stratégie vertueuse.

La clé du lock-in commence par une approche d’Inbound Marketing : Google vous recommande des bonnes pratiques, pleines de bon sens. Vous sont fournis les guides, les conseils, les vidéo, les outils. Tout est gratuit. Alors si en plus, vous allez obtenir plus de trafic…

En décomposant, on se voit que si Google dispose de plus de sites pertinents (qui peuvent s’afficher sur mobile, c’est notre sujet dans cet article), plus la perception ressentie par l’utilisateur est bonne (des résultats adaptés à la recherche et au contexte de la recherche).
Cette bonne expérience de l’utilisateur se traduit par son appropriation de l’outil, donc à sa fidélisation.
La fidélisation de l’utilisateur permet à Google de s’assurer du trafic générant un volume de requêtes pour faire fonctionner son business.

Simple et plein de bon sens, mais tellement efficace !

Google travaille sa connotation de standard

Google a très vite opté l’Inbound Marketing pour montrer sa supériorité sur le marché des moteurs de recherche.
Ses guides, bonnes pratiques et outils gratuits, font que Google est perçu comme le bon sens à suivre, un standard.

Google apparaît comme celui qui dicte la roadmap, la bonne direction à suivre pour la visibilité sur le web.

Google travaille sa différenciation

Inversez les rôles : si les gérants de sites devançaient les changements d’algorithme de Google.
Google serait perçu comme un outil à la traîne et perdrait sa suprématie, en laissant le champ libre aux concurrents.

En travaillant sa différenciation par l’amélioration continue et l’interconnexion des services, Google a creusé et entretien l’écart entre lui et ses concurrents.

Et vous, anticipez-vous vos actions SEO et l’optimisation de l’expérience utilisateur, ou attendez-vous la piqûre de rappel de Google pour vous y mettre ?

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